jeudi 1 février 2018

Mon voyage à Paris de juillet 1976 : quatrième et dernier épisode.



Que retins-je exactement des jours suivants, du jeudi 22 juillet au dimanche 25 ? Le Louvre, le Sacré-Cœur,
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 Grévin, les grands magasins, Notre-Dame, la Sainte-Chapelle,
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 la Conciergerie,
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 la promenade en bateau-mouche sur la Seine, les Catacombes, le château de Vincennes, le zoo du même lieu, cette promenade minable, manquée, tout le long de la ligne de bus des boulevards périphériques, au risque du mal des transports, idée saugrenue de papa pour conclure le séjour ? Un restaurant ne payant pas de mine, le Rendez-vous des camionneurs ? Le chewing-gum collé au pantalon de pépé au Sacré-Cœur ? Le quartier mal famé de Pigalle digne de la Porte d’Aix ? A moins que ma préférence mémorielle ne me mène à cette évocation humoristique du bateau-mouche dont le guide facétieux entrecoupait ses commentaires pour les touristes de remarques parfois acides, parfois sarcastiques, du style « Parmi ces têtes barbues, cornues et grimaçantes, vous pouvez reconnaître celle du capitaine » (à propos du Pont neuf datant de 1607
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 et de ses mascarons faunesques) ou encore : « la passerelle Solferino, provisoire depuis dix-sept ans »… Je n’ai jamais remis les pieds dans les sinistres Catacombes de Paris, ce labyrinthe enténébré dont l’entrée se situe sous la place Denfert-Rochereau, avec ses escaliers à vis d’accès et de sortie, au nombre de marches si précisément dénombré dans le fascicule-guide de visite,  cette carrière passant au préalable sous l’avenue René Coty, puis, telle la porte des enfers de Dante, avec son inscription Arrête ! C’est ici l’Empire de la Mort aux emblèmes macabres explicites dignes du pavillon pirate dit Jolly Roger,
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ce débouché dans le naos, le saint des saints, le narthex des amoncellements artistiques de milliers de crânes et de fémurs entrecroisés et empilés,
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 comme autant de vanités plurielles du XVIIe siècle qui eussent enchanté les grands historiens des mentalités Michel Vovelle et Philippe Ariès
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 que je me devais expressément de connaître à la fac d’Histoire Aix-Marseille I à compter du 13 octobre 1982. Tandis que nous spéculions sur l’âge de cet ossuaire dont les spécimens agglutinés pyramidaux, cupriques ou cubiques, parallélépipédiques aussi, étalaient leur complaisance décharnée et grimaçante, crânes squelettiques aux sexes indéfinis, confondus en un communisme post-mortem confondant, égalitaire, désindividualisé et anonyme à tout jamais, maman s’écœurait du spectacle morbide indescriptible et Jocelyne me disait que certains de ces corps ou ce qu’il en demeurait depuis le transfert effectué sous Louis XVI  depuis le cimetière des Innocents
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 aux exhalaisons polluantes méphitiques, ce qui instaurait une évacuation de la Mort loin du champ urbain des Vivants, devaient remonter au Moyen Âge, à tout le moins au XVe siècle. Certaines boîtes crâniennes se constellaient de concrétions noirâtres, d’un deuil de dégradation, d’une patine d’ancienneté multiséculaire.  Et un tout à la fois irrespectueux et écervelé touriste américain, imperméable aux émotions qu’eussent dû susciter ces restes vénérables accumulés et proliférants comme le marché chez l’économiste Karl Polanyi, fit incongrûment éclater un pétard, ce qui fit sursauter Jocelyne, ne supportant plus tout ce qui lui rappelait les coups de feu de la guerre d’Algérie.
Peut-être devrai-je me contenter de vous rappeler mon goût immodéré pour une boisson de l’époque dite « pour la soif », appelée Cacolac, dont l’étiquette de la bouteille opaque comportait une vache dessinée ?
J’ai donc choisi préférentiellement de me concentrer sur le Musée Grévin et ma rencontre avec Garcimore, 
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l’après-midi du jeudi 22 juillet 1976. D’autres événements plus importants devaient advenir après ceux-là, bons ou désagréables, et c’est bel et bien Grévin qui m’a le plus marqué à l’état de veille consciente.
Papa l’avait visité autrefois. Il s’était rendu à Paris en 1971, je le rappelle. Il nous avait dit que le musée Grévin débutait par la statue du général de Gaulle lors de l’appel du 18-juin.
Au 22 juillet 1976, rien de tout cela : François Mitterrand, au micro, avait remplacé De Gaulle, avant de céder à son tour la place, à notre retour en août 1977, à Jimmy Carter.
Le défaut de mon père se répéta une fois de plus : il nous fit visiter le musée Grévin au pas de charge. Toujours trop pressé... J'eus le temps de remarquer la présence du clochard sur le banc, que je crus réel, de Paul VI, de Salvador Dali, tandis que pépé semblait davantage intéressé par le mime Marceau et le cycliste Daniel Morellon, qui venait d’essuyer un échec aux JO de Montréal.
Au premier sous-sol s’égrenaient les saynètes réinterprétées de la Révolution française,
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 dont j’avais eu un aperçu dans le volume premier du Journal de la France. Il y avait quelque chose de sadique, de sinistre, à représenter le procès de Marie-Antoinette, l’exhibition de la tête coupée de la princesse de Lamballe, ou l’assassinat de Marat, macérant dans son authentique baignoire-sabot. Jocelyne glosa plutôt sur une scène où figuraient Danton, Robespierre

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et Camille Desmoulins. Son érudition sur l’époque révolutionnaire ne cessait de m’étonner, et encore de nos jours, comme s’il se fût agi de son intérêt restreint personnel. Elle connaissait déjà presque tout sur la Révolution, parfois heure par heure, ainsi que j’avais pu déjà le constater à l’automne 1975 lorsque la télé avait diffusé le téléfilm en deux parties Saint-Just ou la force des choses avec Pierre Vaneck et Patrice Alexsandre, adapté d’Albert Ollivier (son livre de chevet quasi exclusif, qu’elle ne cessait pas de relire). Selon elle, la séquence reproduite à Grévin concernait l’événement de tel jour, quand Robespierre avait réprimandé Desmoulins pour avoir publié un article « gaffe » dans Le Vieux Cordelier.
De fait, avisant une voûte mystérieuse et tentante, je me ruai à l’intérieur de cet intriguant tunnel, de ce second sous-sol tout en lacis, en méandres obsédants, me heurtant, après  seulement quelques marches descendues, pour mon plus grand plaisir, à La Mort de Roland à Roncevaux,
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 remarquant déjà une amorce de virage au sein de ce couloir imitant les murailles des anciens châteaux forts, en pierre de taille grise de carton-pâte, virage se situant au Départ de Saint-Louis pour la croisade suivi de Jeanne d’Arc au sacre de Charles VII. Et, de parcours sinueux en parcours sinueux, nous traversâmes les siècles de l’Histoire de France, nous aventurant tout le long d’un boyau synthétique aux artifices de théâtre, avec des modifications presque imperceptibles du décor des parois, allant au Camp du Drap d’or, à Catherine de Médicis et Ruggieri, à la procession de la Ligue, à L’assassinat du Duc de Guise, à Richelieu et Louis XIII en compagnie de Philippe de Champaigne, à la fête nocturne de Louis XIV à Versailles (dont nous perçûmes l’année suivante le changement de toilette, moins terne), à Louis XV, Mozart enfant et la marquise de Pompadour, débouchant en une salle plus spacieuse avec le clou intitulé : une soirée de Bonaparte à la Malmaison. Tout se poursuivit jusqu’en 1870, s’enchaînant avec la galerie du théâtre mondial, avec notamment Hamlet, Bali et La Mort de Molière. Enfin, ce fut l’enchantement des attractions : le Palais des Mirages
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 et le Cabinet fantastique, où Garcimore officiait.

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J’ai longtemps tenté, tout au long de la fin de l’été 76 et encore après, jusqu’à la visite numéro deux où nous eûmes enfin le guide-fascicule des scènes présentées, de reconstituer par le dessin la sinuosité serpentine de ce boyau fascinant entrecoupé de représentations historiques naïves quoiqu’extraordinaires tandis que je me refusai avec obstination à évoquer ne serait-ce qu’un peu le Musée de l’Homme, cauchemar répulsif personnel si attirant pourtant !
Je revois encore Garcimore officiant avant qu’il eût acquis la célébrité, jouant les prestidigitateurs maladroits, répétant avec son accent hispanique ça marche pas, faisant se dandiner et danser une chouette.
 FIN.

Prochainement :  un hommage à Hergé... qui sera un peu spécial et hilarant. A bientôt.


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samedi 13 janvier 2018

Mon voyage à Paris de juillet 1976 : troisième épisode.



Cette journée promettait d’être encore longue. Elle ne faillit pas à ses promesses, alors que je fatiguais déjà, peu accoutumé à de si vastes musées. Nous déjeunâmes au restaurant du deuxième étage de la Tour Eiffel,
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 alors que les caprices du temps se manifestaient par d’étonnantes averses qui arrosaient un seul des côtés de la plate-forme ! Le restaurant grugeait les touristes car pas si fameux que cela, notamment cette terrine que maman m’avait commandée, d’une couleur identique à celle de mon Inca. J’eus par conséquent l’impression horrible de m’être transmuté en cannibale nécrophage, de dévorer la chair pourrie de ma momie, d’en éprouver les qualités gustatives. Je dissimulai ces sensations à mes parents. A chaque bouchée, je voyais la silhouette en position fœtale, les genoux saillants aux veines solidifiées, la chevelure d’ébène lustrée, asexuée. Je n’ai raconté à personne ces choses-là avant de les consigner par écrit.
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Nous fîmes à pieds encore une partie du trajet en direction des Invalides, passant par le Champ de Mars, l’école militaire et quelques boulevards, promenade digestive émaillée par l’entrée de pépé dans une pharmacie afin d’acheter une boîte de pastilles Rennie, puis de l’acquisition de mon k-way. Ayant enfin repris le métro, nous fîmes surface de nouveau sous la pluie, attendant que passât l’averse.
Nous avons autant survolé le musée de l’Armée que le reste.
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 Nous nous concentrâmes uniquement sur la période 1643-1850, sautant le Moyen-Âge,  la Renaissance, Napoléon III. Je vis un peu la partie 14-18 et 39-45, constatant qu’un « pyjama » sinistre de déporté des camps nazis était exposé. Je me suis extasié aux mannequins en uniformes anciens chamarrés, aux étendards, aux fusils, tout en ne comprenant pas pourquoi je manquais les armures, et surtout, ces fameux mannequins de guerriers francs, mérovingiens, qui illustraient le manuel d’Histoire de France de CM 2 du temps de Madame Lamy. 
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Face au tombeau de Napoléon, mes impressions demeurèrent mitigées : les transpositions en mineur du Ça ira  et de La Carmagnole firent irruption dans mon cerveau, leur invasion étant interprétable comme un symbole de la destruction de la Révolution par l’Empire. Et j’essayais de m’imaginer l’état de conservation du cadavre de l’Empereur, sachant que je venais de lire dans Le Journal de la France le récit de l’exhumation de 1840, lors du rapatriement des cendres. A ce moment, Napoléon ne s’était nullement décomposé. En 1976, qu’en restait-il ? 
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Il était tard ; nous gagnâmes les Champs Elysées. Nous nous enquîmes d’un restaurant. Je n’étais pas allé aux toilettes depuis le début de l’après-midi et le premier restau devait être le bon. Deux se faisaient face, s’opposant : à gauche, Pizza P. ; à droite Pizza R. Le combat de boxe était ouvert, et papa souhaitait faire plaisir à son géniteur en lui offrant l’occasion de manger italien à Paris. Je choisis d’entrer dans le restau de gauche, m’intéressant davantage aux W.-C. qu’à la table. Le dîner fut historique, digne du guêpier de la dictée de Mérimée à Sainte-Adresse. On se souvient parfois absurdement mieux de ce qui a déplu au palais que des plus fameux gueuletons. Les serveurs du lieu, je les ai surnommés les crétins en costume à carreaux avec des ceintures rouges. Ils avaient vu débarquer les péquenots marseillais en casquette du chapelier Felio et s’arrangèrent pour nous gruger avec des infections.
Il est d’ailleurs significatif que mes intestins me contraignirent, une heure après ce dîner, à me rendre aux waters du Grand Palais,
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 en pleine exposition Ramsès II en nocturne, pour une grosse commission. Je ne sus exactement si cet accident fécal brutal qui manqua souiller le bermuda vert clair que j’arborais ce jour avait été provoqué par ma terrine de momie du midi ou par les galimafrées périmées de Pizza P. Il était rare que maman apostrophât un serveur afin de lui dire que ce qu’elle bouffait était pourri : elle le fit, affirmant à un des crétins qui officiaient, amphitryons indignes : « Votre salami est faisandé. » Nous n’en étions pas à vouloir casser la figure du cicérone, mais des Espagnols firent preuve de plus de témérité que nous : ils et elles abandonnèrent leur repas, fiers comme Artaban, indignés, quittant la tablée et fichant le camp, sous l’œil médusé et désespéré d’un acolyte du crétin qui nous avait servi. Viande crue à l’appellation ronflante et alambiquée (gigot de je ne sais plus trop quoi), cœurs de palmiers en boîte à la fraîcheur compromise, pizzas en fait appartenant aux prototypes encore expérimentaux des versions surgelées de ce plat napolitain typique dont je tairai les marques d’époque, dures comme de la pierre au point que je vis Jocelyne, renonçant au couteau, s’en saisir à pleines mains et, au détriment de toutes les règles du savoir se tenir à table, mordre dans cette saloperie comme dans une galette rance. Je ne sus pas pourquoi, mais je m’étais méfié et je n’avais pas souhaité que papa me commandât une pizza. Je ne suis pas parvenu à terminer ma viande et la glace en dessert ne m’a pas consolé, cette montagne de plâtre balourde et indigeste baptisée pompeusement Stromboli ou Vésuve, dont le chocolat, trop fort, avait pour avantage de masquer la saveur douteuse comme les épices fortes, les aromates puissants, camouflent l’état avancé du gibier.


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L’heure était tardive, et les grandes artères touristiques parisiennes vivaient tard. Un Monoprix demeurait encore ouvert à plus de vingt heures trente ; ce fut là que j’acquis le tout premier roman de Philippe Ebly Destination Uruapan.
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 Des affiches étaient disséminées un peu partout, telles celles de ce terrain vague de tantôt, chantier traînant en longueur près de l’esplanade des Invalides, où pourrissait la pub d’un film que j’aurais voulu voir alors, après un extrait diffusé dans la Séquence du spectateur de Catherine Langeais, sans que j’obtinsse gain de cause : King Kong contre Godzilla.
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 Elles parlaient de l’exposition Ramsès II du Grand Palais,
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 à quelques mètres en face, en nocturne ce mercredi. Il était autour de vingt-et-une heures lorsque nous y entrâmes. Tout débutait avec des surfaces de velours rouge,
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 des parois tapissées d’écarlate, avec la statuaire des parents de Ramsès. Le bleu succéda au rouge, avec le somptueux mobilier funéraire pharaonique, le char de guerre reconstitué, les chaises et fauteuils, les armes, soldats miniatures de bois, les sandales même, tressées d’or, la reconstitution d’une salle d’hypogée au plafond constellé d’étoiles avec la représentation hallucinatoire de la déesse Nout et d’autres femmes, ailées celles-ci. Enfin, le velours se fit vert, avec, ultime pièce, le sarcophage de Ramsès.
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 Maman, pas en reste pour exprimer des idées morbides, demanda si la momie n’était pas exposée. Je la connaissais quant à moi par le film de l’automne 1972, où Béatrice et ses copines avaient hurlé de peur. Nous la revîmes à la télé, chef d’Etat mort, reçu avec solennité par la République afin qu’on le soignât au cobalt des moisissures menaçant de l’anéantir, en octobre-novembre 1976.
La visite s’acheva aux cabinets, sur fond de reproductions d’anciennes photos prises par des égyptologues des années 1855-56, clichés où les pyramides de Gizèh tenaient la vedette. Le lendemain fut un autre jour ; je me dois donc d’accélérer.
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(à suivre...)

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