samedi 19 septembre 2026

Café littéraire : le Dieu des Petits Riens d'Arundhati Roy.

 Livre présenté par Sylvie Retat.

 Description de cette image, également commentée ci-après

« Le Dieu des Petits Riens », roman d’Arundhati Roy, paru en France en 1998, a reçu le booker prize en 1997. Vendu à plus d’un million d’exemplaires, il a été traduit dans dix-huit langues.

Il s’agit d’une fresque familiale d’inspiration autobiographique, caractérisée par la violence de caste de classe et celle des traditions.

 Deux pages d'un manuscrit présentant un Indien et une Indienne en habit d'époque.

L’histoire se déroule dans un village du Kérala, au sud-ouest de l’Inde, état longtemps gouverné par les communistes, dans une famille chrétienne, où se télescopent un accident irréparable et une terrible injustice.

Kerala 

Le grand-père Pappachi, après des études d’entomologie, pense avoir raté sa vie, faute d’avoir pu donné son nom à un papillon. Il en fait subir les conséquences à son épouse en la frappant régulièrement. Cette dernière, Mammachi, cuisinière, dirige une conserverie de condiments.

La narratrice est Rahel, séparée de son jumeau Estha pendant vingt-trois années. Leur mère Ammu a transgressé les interdits familiaux en s’éloignant de son village pour faire des études, puis en épousant un hindou et enfin en divorçant.

Ammu brave les tabous de caste et de religion par amour en cédant au charme de Velutha, un intouchable, grand ami de ses jumeaux.

L’union consommée devient plus subversive encore quand elle prend pour toile de fond un milieu social officiellement communiste. Les luttes sociales, les contradictions de gouvernance, les soulèvements armés, n’ont pas permis d’en finir avec l’intouchabilité ni avec le patriarcat.

 

Ce roman ne se réduit pas à une œuvre sociale engagée mais s’impose comme un cri de révolte contre les oppressions en raison du genre ou des castes.

 Sylvie Retat.

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