Château de Fontainebleau, deux
ans plus tard.
Je séjournais avec Henri en ces
lieux chargés d'Histoire. Depuis que son tableau La famille Dubourg, avait fait sensation au dernier salon, les
spéculations allaient bon train sur la nature exacte de mes relations avec mon
beau-frère, tant cette toile trahissait, par ma mise en avant malgré une
toilette sévère, une préférence cachée d'Henri pour ma blonde personne. Pour
les glossateurs es-secrets d'alcôve, j'étais son Amante Adorée et la pauvre
Victoria se faisait allègrement cocufier ! Je laissais s'exprimer cette rumeur,
cette glose purement spéculative, comme d'autres laissent s’épreindre un
liquide.
Toujours est-il qu'en ce superbe
après-midi de printemps, la cour du château, cette fameuse cour des adieux de
1814,
se peuplait de visiteurs davantage attirés par la magie des aîtres que
par le couple prétendument « scandaleux » qu’Henri et moi formions.
Les robes claires et les ombrelles des belles élégantes nous changeaient de ce
désespérant camaïeu de noir, de bis et de gris souris qui caractérise trop
fréquemment notre mode parisienne dite pour « gens comme-il-faut.» J'avais délaissé un temps mes cours particuliers
d'allemand, goûtant aux joies de la visite du château.
Henri ne quittait jamais
son Vasari. Il éprouvait
davantage de fascination pour la Renaissance française, pour la première école
de Fontainebleau initiée par François Premier, le roi mécène dont la salamandre
fut l'animalier symbole, que pour l'histoire encore récente, bien que l'ombre
du Grand Empereur planât encore en ces insignes lieux, si majestueux.
D'autres ombres intéressaient
Henri : Le Rosso, Le Primatice et Nicolo Dell’Abate,
les maîtres d'un fastueux
décorum Renaissance qu'il préférait au néo-classicisme napoléonien, jà selon
lui fort éculé et galvaudé. J'aurais pourtant bien objecté que les trois
artistes précités, dans la lignée du Titien, étaient autant de prodromes du
maniérisme et de ses invraisemblables excès, avant que les Carrache y missent
bon ordre à la fin du XVIe siècle, ressourçant l'art pictural vers plus de
vraisemblance. Les Carrache, parfois mal considérés, mais pont entre le
maniérisme et l'art baroque ! Quant à la peinture actuelle, n'évoluait-elle
point trop vite ?
L'émoi d'Henri à ce sujet
trahissait sa principale crainte : passer aux yeux de la postérité pour un
simple « petit maître » qui aurait laissé passer le coche, comme on
dit familièrement, au contraire des fameux impressionnistes. Il rejoindrait
dans l'enfer muséographique des prochains siècles les « mondains »
comme Boldini, Tissot, Gervex, les Dubufe ou Carolus-Duran, les académiques
tels Léon Bonnat, Bouguereau, Gérôme, Régamey, Cabanel, Chaplin, Detaille ou
Flandrin. Décidément, depuis 1850 et le scandaleux Enterrement à Ornans de monsieur Gustave Courbet, les arts dits
graphiques avaient pris le train ! Cette course effrénée vers l'avant-garde
transformait un peintre moderne de 1870 en parangon de l'académisme cinq ans
plus tard. Il faudrait être doté d'une sacrée foi du charbonnier pour croire en
l'adulation générale exprimée en faveur d’un artiste pour ce qu'il fait, et
non pour ce qu'il vaut, tendance évolutive fâcheuse établie en
fonction de critères relevant davantage d'une mode, d'une valeur marchande
attribuée à l'œuvre, en dehors de tout jugement esthétique. Les galeries et les
hôtels de vente feraient alors la loi au détriment des historiens de l'Art,
décidant comme l'Empereur romain de la mise à mort ou de l'intronisation de
l'artiste « gladiateur » sur le piédestal du génie ! Le
« provocator », l'esbroufeur, l'emporterait indubitablement sur tous
les autres !
Tandis que nous arpentions la
cour des adieux et que je protégeais de mon ombrelle blanche mon fin visage des
ardeurs du soleil, Henri me fit un signe :
« Regardez, Charlotte, qui
voilà ! La jeune demoiselle que nous avions recueillie il y a bientôt deux ans ! »
Il s'agissait bien d'elle !
Aurore-Marie, la jeune orpheline dont je soupçonnais la persistante folie après
ce qu'elle avait vécu dans ces maudits souterrains ! Elle nous aperçut et
trottina à notre rencontre, sourire radieux aux lèvres. La domestique qui la
chaperonnait la réprimanda : « Mademoiselle la baronne ! Vous ne devez pas
vous éloigner ainsi ! »
Cette dame de compagnie, âgée de
trente-cinq à quarante ans, qui portait une robe austère de gens de maison,
parlait avec l'accent du Berry. Aurore-Marie lui répondit :
« N'ayez nulle crainte,
Alphonsine, ce sont des amis ! »
Le rire de démente qui m'avait
tant émue retentit. Aurore-Marie était dotée de manière presque instinctive de
cette insolente élégance des jeunes misses de la haute société d'Outre-Manche,
en cela que sa toilette était tout le contraire de celle d'une vieille pouacre.
Elle exposait son luxe sans aucun complexe, manière selon elle, de valoriser la
beauté de sa complexion frêle. Ses bottines vernies arboraient des guêtres de
coutil afin qu'elle ne les abîmât point aux aspérités et aux boues supposées
des jardins de Fontainebleau. Ses délicates mains, si blanches, si longues et
fines pour sa petite taille, étaient protégées par des mitaines beiges en
poult-de-soie. Sa robe de taffetas et de velours couleur puce se garnissait
d'un mignon pouf rose trémière et vieux-rose orné d'un nœud lilas. Le corsage,
ouvragé à l'extrême, s’agrémentait d'un
jabot de batiste et d'une lavallière de velours tête-de-nègre seyant à ravir à
sa gorge, demeurée désespérément plate pour son âge. Au point central du nœud
de la lavallière, un camée de calcédoine ou de sardoine au profil de Diane
Chasseresse imitait les sculptures de Jean Goujon. La mise se complétait ad
libitum, à volonté, d’une surabondance ostentatoire de rubans, faveurs et
autres padous, qui sur la robe, qui dans les cheveux, qui sur le chapeau fleuri
à petite voilette de soie, de couleur armoise, dont l'étymologie était un clin
d'œil subtil au motif de son bijou de pierre fine. Aurore-Marie, coquette
insupportable goûtant jusqu'à l'excès aux fanfreluches, éprouvait enfin la
satisfaction de montrer à tous la coiffure dont elle avait tant rêvé, à savoir
ces fameuses boucles anglaises dignes des vieux portraits de Dubufe et de Winterhalter
qui distinguaient la belle Dame de qualité du commun des mortelles. Ces longs
tortillons harmonieux, d’un caractère presque préraphaélite, encadraient son
pâle ovale d’elfe à l’incarnat maladif et chlorotique, à peine rehaussé d’un
éclat pourprin aux joues et aux pommettes. Ils tombaient artistiquement sur ses
épaules, et les reflets cendres, miel et or de cette si jolie chevelure
mi-blonde, mi-rousse, ne pouvaient qu'attirer l'attention. C'était à croire que
la demoiselle recherchait déjà le regard d'un promis ! Elle ressemblait à un de
ces « bébés » de porcelaine aux grands yeux hyalins dont la vogue se
répandait parmi les fillettes de la bonne société.
A seize ans accomplis, elle
n'avait las ni grandi ni forci, quoique je supposasse qu'elle eût été désormais
réglée. Sa grâce fragile demeurait celle d'une jeune biche. J'imaginais des
dessous à l'avenant, particulièrement ces crânes et audacieux pantalons
festonnés, moulés avec espièglerie sur ses hanches maigres, mode venue
autrefois d'Angleterre et de Hollande, dont les ladies Regency des temps géorgiens ne savaient s'il fallait les baptiser pantaloons
ou drawers.
Mais, outre le rire de folle,
deux détails m'inquiétaient au plus haut point chez cette enfant : la
chevalière de Cléophradès d'Hydaspe, maudit bijou antique, brillait toujours à
son majeur gauche et, chose bien plus grave encore, son iris de colophane
jaune, plus singulier que jamais, reflétait une précoce et fâcheuse
accoutumance à l'opium ! Désormais, ces orbites splendides se perdaient indubitablement
dans le vague mystique, dans un au-delà néo-platonicien, à l'exacte semblance
des portraits romains sculptés de la décadence, lorsque, dès le principat de
l'Empereur philosophe Marc-Aurèle, les artistes sculpteur avaient bouleversé
les conventions en évidant dorénavant les yeux de leurs modèles.
« Bonjour mademoiselle, dit
Henri à l'adresse d'Aurore-Marie. Vous êtes plus jolie que jamais !
- Mademoiselle
la baronne, rectifia-t-elle aussitôt, brusquement hautaine. Monsieur
Fantin-Latour, mademoiselle Dubourg, vous avez devant vous le nouveau prodige
des Belles Lettres ! »
Elle nous toisait, de par son
titre de noblesse et son qualificatif de « prodige ». Elle nous
expliqua qu'elle fréquentait les salons et cénacles, qu'elle avait rencontré
Victor Hugo et Leconte de Lisle, qu'elle leur avait présenté ses poèmes, ce qui
avait donné lieu à des encouragements admiratifs. Le mouvement parnassien
l'avait adoptée pour la préciosité de son art insigne et on venait d'éditer son
premier recueil de vers, Le Cénotaphe
théogonique. Bien que les ventes dudit ouvrage demeurassent timides, litote
pour dire qu’elles étaient proprement inexistantes, la presse cultivée et les
salons en avaient rapporté beaucoup de bien, d’éloges, et cette enfant était
devenue en quelques semaines la coqueluche des milieux huppés de la capitale.
Parler d’abondance d’une poétesse et l’introduire dans la haute société, malgré
sa jeunesse, ne signifiait point qu’on la lût. C’était du snobisme littéraire,
rien d’autre. Tout cela ravit Henri, mais ne m'impressionna pas outre
mesure. Je savais la fillette désormais toute vouée à la cause de la secte,
reconnue comme sa Grande Prêtresse. Quelque part, les sectateurs fourbissaient
leurs armes. Cependant, ils n'avaient plus les codex : nul ne savait ce que ce
Merritt en avait fait ! De plus, le cahier renfermant la traduction du livre
mexafricain s'était sans doute consumé
avec son traducteur, auquel je l’avais rendue, et j'ignorais ce qu'il était
advenu de l'original, de toute façon a priori indéchiffrable !
« Vous méritez une dédicace,
mademoiselle Dubourg, en souvenir de notre amitié passée, et de tout ce que
vous avez pu faire pour moi. Ceci sera mon adieu ! Je quitte Paris après-demain
pour rejoindre Lyon, ma ville natale, et ses cénacles littéraires. Mon prochain
but est de convoler en justes noces. Avant un an, mes ravissantes boucles, mes english
curls, seront ceintes de la couronne de fleurs d'oranger ! »
Elle était devenue plus poseuse
et prétentieuse que Nélie ! Toutefois, son assurance trouva un terme
lorsqu'elle parut se souvenir qu'elle n'était encore qu'une adolescente face à
deux adultes : elle s'empourpra et ajouta :
« Excusez ma petite
outrecuidance, mademoiselle et monsieur ! Je suis désolée ! »
Elle s'inclina, toute confite en
excuses, les joues rouges. Puis, d'un geste gracieux, elle prit un ravissant
sac de calicot qu’Alphonsine lui tendait et en sortit un petit livre : le
fameux recueil de poèmes illisibles !
« Permettez, monsieur
Fantin-Latour, que je dédicace cet exemplaire de mon Cénotaphe théogonique en l'honneur de votre belle-sœur. Dans
tous mes déplacements, j'ai toujours la précaution d'emporter avec moi un de
mes recueils, au cas où...
- Faites comme il vous plaira,
mademoiselle la baronne, répondit Henri, déférent.
- Alphonsine, mon stylograph à pompe, s'il vous
plaît !
- Bien, mademoiselle la baronne ! »
La domestique remit à
l'adolescente ce qui ressemblait à un porte-plume, en plus épais. L'objet était
en argent.
« Quelle merveilleuse et
nouvelle invention venue d'Angleterre, s'exclama la jeune fille. Elle n'est
même pas encore officiellement brevetée et commercialisée, mais, avide des
moindres nouveautés, je me suis fait livrer un prototype, et il marche fort
bien ! Cela est plus pratique que la plume d'oie ou le porte-plume avec sa
pointe d'acier amovible, qui imposent à leur utilisateur la sédentarité de la
table d'écriture ou du bureau, à cause de l'obligation de l'encrier et du
plumier avec ses rechanges. Avec cette invention, on pourra écrire partout, en
toute autonomie, saisir les vers à l'instant même de l'inspiration et les
noter, où que l'on se trouve ! La création littéraire permanente, sans
l'encombrement d'un encrier qui peut se briser et vous salir !
- Mais vous êtes à l'avant-garde,
ajouta Henri. L'usage du porte-plume est pourtant récent.
- Monsieur Fantin-Latour, reprit
Aurore-Marie, sur un ton exalté, le stylograph
est l'outil d'écriture de l'avenir avec la machine à écrire, celle-ci étant
destinée au bureau, au chez-soi ! Un jour, je dactylographierai mes poèmes.
Le stylograph comporte sa
propre réserve d'encre, son réservoir, que l'on remplit de nouveau lorsqu'il
est vide. Mais foin de considérations techniques ! Je vous écris cette
dédicace, tel le grammatiste au calame d'orichalque sur l'argile gravée
ajoutant son paraphe ! Voilà un bien joli vers, par ma foi ! Bien improvisé
et surtout, fort bien tourné. Il me faudra songer à le réutiliser un de ces
jours...»
Sur la page de garde du livre, la
poétesse composa pour moi sa dédicace, ainsi rédigée, d'une écriture énergique
et tourmentée :
« A mademoiselle
Charlotte Dubourg, amitiés sincères et affectueuses.
Signé : baronne Aurore-Marie
Victoire de Lacroix-Laval, femme-poëte et enfant prodige. »
L'air égaré, Aurore-Marie signa
sa dédicace d'une plume d'une telle nervosité qu'elle fit un pâté, occasionnant
en elle un nouveau fou rire de démente. Puis, elle ajouta :
« En guise de cadeau
d'adieu, je ferai livrer à votre domicile, pour les natures mortes de Victoria,
une plante exotique ornementale, par exemple, une strelitzia, si vous n'y voyez
pas d'inconvénient. A moins que vous ne préfériez un bouquet d'héliotropes ?
Non pas nos tournesols si communs, mais les héliotropes du Pérou, avec leurs
petites fleurs bleues ! Je suis une habituée des serres du Jardin des Plantes,
comme de celles du parc de la Tête d'Or de Lyon, comme vous le savez !
- C'est ma femme qui va être
ravie, mademoiselle la baronne. Vous nous faites honneur, vraiment ! se réjouit
Henri.
- Je crois qu'il est temps de
nous dire adieu, conclut la gracile jeune fille.
- Je préférerais que cela soit un
simple au revoir, mademoiselle la baronne.» terminai-je.
Aurore-Marie m'embrassa sur la
joue puis serra la main d'Henri. Après un ultime salut, elle et sa chaperonne
s'éloignèrent de nous dans l'allée, à pas menus.
« Henri ! La pauvre enfant
est triste ! N'avez-vous pas vu des larmes perler sur ses joues ? Je vous jure
que son chagrin est incommensurable !
- Dites-moi Charlotte, qu'elle
était amoureuse de vous, de ces amours juvéniles qui font fi des interdits, de
la barrière des bonnes mœurs.
- Ne me ressortez pas Verlaine et
Rimbaud ! »
Nous observâmes l'éloignement
progressif des deux silhouettes. Bientôt, tel le navire disparaissant à
l'horizon, elles cessèrent de nous être visibles. Ce fut ainsi, en ces
circonstances, en ce beau jour de printemps, qu’Aurore-Marie, baronne de
Lacroix-Laval, sortit de ma vie, à jamais.
En quittant ainsi Aurore-Marie
pour toujours, Charlotte Dubourg ignorerait qu'en son âge adulte, l'intéressée
souffrirait d'une gravissime pathologie sexuelle que les médecins désignaient à
l'époque par les termes de « fétichisme de la juvénilité ».
***********
A Charlotte Dubourg
Jouvencelle gravide à la rose
sanglante,
De tes entrailles vives, de ta
soie utérine,
L’Éruption génitrice que la
vestale enfante
Surgit lors de la nymphe à la
peau purpurine !
Charlotte ! Sens donc la mort
frôlée par le camélia blond !
Virginité perdue, musc,
vétiver, qu'à la belle dryade,
Oppose la promise à l'égide, à
l'ombilic oblong !
Entends-tu encor la
pythonisse, la fameuse Annonciade ?
Au bosquet de Délos, la
cycladique sylphide en marbre de Paros
Te supplie, ô Charlotte, fille
aimée d’Ouranos
Afin qu'en sa maternité elle
la prenne en pitié
Tel l' hydrangea céruléen
s'épanouissant libre de toute contingence,
Repoussant dans les limbes
l'avorton de l'engeance,
En accueillant dans le giron
des dieux ce symbole d'amitié !
Asparagus à l'ivoirin pistil !
Imposte de béryl !
Incarnat de la blonde
d'albâtre aux boucles torsadées,
De Charlotte ma mie qui par
trop musardait
Vêtue de sa satinée mante parmi l'acanthe où gîte
l'hideux mandrill !
Dorure de la nef en berceau où
la mandorle de Majesté
M'apparaît solennelle, en sa
Gloire romane et non plus contestée!
Inavouée passion, Dormition
chantournée de Celle qui n'est plus !
Charlotte, ma virginale mie,
sais-tu ô combien tu me plus ?
Charlotte ! Platonique égérie
s'effarouchant à l'orée des manguiers où fleurit la scabieuse,
Tu me suis par delà le péril
des syrtes, de la noire frontière, telle une ombre précieuse.
Mater Dolorosa, prends pitié
de l’Impure
Dont le douloureux ventre
rejette le fruit mûr !
Au sein de la matrice en feu
pousse alors l'aubépine !
Parturiente blessée, meurtrie,
je souffre en ma gésine.
Charlotte ! Une dernière fois,
Charlotte, fille de Laodicée,
Reviens à moi ! Rejoins-moi,
pauvre muse, en ma Théodicée !
Implore donc Thanatos, ô mon
Enfance à jamais enfuie !
Charlotte, astre de mon cœur,
vois donc les larmes d'Uranie !
Traverse le Tartare, encor,
encor, n'attends pas le tombeau !
Mon Artémis! Amour premier
lors perdu pour toujours...adieu ma Rose en mon berceau !
Aurore-Marie de Saint-Aubain : Imploration en forme de thrène à
un amour perdu (Lyon 1881 : in le recueil Églogues platoniques
1882).
FIN
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire