samedi 19 février 2022

La Conjuration de Madame Royale : chapitre 9 5e partie.

 

L’avorton pitoyable s’en vint rejoindre le camp du gouverneur Cornwallis qui, avec incrédulité, prit connaissance du fiasco de cette escarmouche. Il se reposait en sa tente ostentatoire, damassée et garnie de lourdes tentures de velours et de brocard, tendue aussi des bannières d’Albion et de l’antique léopard héraldique,

comme un de ces chefs de guerre du centenaire conflit ayant opposé les Plantagenêt puis les Lancastre

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aux Valois. La vision de ce fœtus inachevé, qui se mouvait avec maladresse, indisposa l’avatar du Commandeur suprême. Le compte rendu de cette demi-portion mal régénérée l’agaça tant qu’il en brisa sa badine d’officier général. L’être misérable ne s’exprimait qu’en parsi et les algorithmes de l’ordinateur quadridimensionnel avaient du mal à manier l’algèbre combinatoire nécessaire aux opérations d’interprétation et de traduction correcte de ce langage humain exotique.

« Par les planétésimaux de Saturne ! Je ne puis en ouïr davantage ! » jura l’entité. 


D’une voix grasse, elle ordonna à ses gardes, à la manière d’un monarque oriental :

« Qu’on supplicie ce monstre ! Il nous est inutile. Apprêtez l’éléphant. »

Cela signifiait aux cipayes qu’ils devaient procéder à la manière des bourreaux des plus cruels rajahs

 

qui avaient coutume de faire écraser la tête des condamnés, enterrés au préalable à l’exception de leur chef, par leur pachyderme préféré, officiant comme exécuteur fort exotique. Ils se saisirent de l’homoncule fœtal qui commença à striduler d’effroi. C’était une série de cris suraigus, presque à la fréquence de l’ultrason, que la bouche ébauchée de la créature inaboutie poussait en vain, sans parvenir à apitoyer quiconque parmi ses frères clones, comme s’ils ne l’eussent pas entendue.

Tandis que les soldats sortaient avec leur immonde paquet sous-humain, le pseudo-Cornwallis perçut un « Hem, hem… » venu de nulle part.

Il se retourna, et une voix par trop familière à son ouïe prononça les paroles suivantes, d’un ton qui se voulait à la fois courroucé et désinvolte :

« A votre place, Commandeur, je n’en ferais rien… Ne gaspillez pas vos troupes ; il n’est pas question que la moindre bouche ici devienne inutile et nuisible à nos desseins que je suppose encore communs, quoique… »

L’homme qui s’offrit au regard de « Cornwallis » eût pu être confondu avec le Maudit tant il lui ressemblait.

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Seul les différenciait le costume. S’ils partageaient cette troublante gémellité et ce regard de nuit, Galeazzo et le nouveau venu – pour le lectorat néophyte – ne venaient cependant pas de la même époque, ni a fortiori de la même piste temporelle, ce qui expliquait la raison pour laquelle celui qui se revendiquait comme l’Ennemi arborait une tenue décontractée (ne payant apparemment pas de mine, mais due à de grands faiseurs) commune à la jet set californienne de la fin du XXe siècle antérieure aux nouveaux maîtres de la net économie et des startups de la chronoligne qui nous est familière.

 

« Johann, s’empourpra le Commandeur suprême, vous outrepassez mes ordres en apparaissant en ce lieu ! Vous que je connus si serviable, si dévoué à ma cause !

- J’ai appris à m’émanciper », coupa van der Zelden sèchement, empêchant « Cornwallis » de déblatérer un de ces laïus colériques au cours desquels il aimait à s’écouter parler. Il avait désamorcé le verbiage de celui qui n’était pour lui qu’un ordinateur supérieur. « Veillons à ce que Langdarma ne devienne pas notre pomme de discorde, ajouta l’Ennemi.

- J’ai toujours besoin de vous, comme vous avez encore besoin de moi. J’exècre votre autonomie tournant à la rébellion. Cette piste temporelle est votre faute. J’ai pour tâche de la contrecarrer, ou si possible, de l’altérer, d’en gripper les mécanismes. Galeazzo di Fabbrini devait mourir en 1867. Or, non content de lui porter secours, vous lui avez fait don d’un translateur temporel et l’avez instrumentalisé afin de modeler à votre guise le cours de l’Histoire de la fin du XVIIIe siècle !

- Sans mon initiative salvatrice de saint-bernard des Ténèbres, le Maudit aurait connu la destinée d’un nouvel Homme des glaces, d’un nouvel Ötzi, momie racornie que se seraient disputés tous les paléoanthropologues des pistes 1720 et 1721 de la fin du XXe siècle.

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Je ne vois nulle gloire à finir comme cette dépouille grimaçante alpine droit exhumée du Chalcolithique !

- Il suffit, Johann, votre érudition inappropriée m’agace.

- Regardez-vous dans une glace, Commandeur ! Votre nouvel avatar est confit de ridicule. Pourquoi affectionnez-vous tant ces incarnations de podagres obèses ? Je vous ai connu plus sobre, plus raisonnable. Voyez les chamarrures, les brandebourgs dorés de votre uniforme, les décorations ostentatoires, les fourragères frangées, les galons scintillants vous assimilant à un potentat despotique régnant sur des sujets bien obéissants quelque part en une contrée arriérée d’Asie. Tout pour le paraître. Il est vrai que votre précédent personnage, le peu engageant marquis de Sade, tout aussi gras que ce vieil officier et gouverneur colonial débordant d’arrogance, était parvenu à son terme. J’ai su qu’il avait fini dans la morgue secrète de la Bastille, suiffé et intumescent d’humeurs putrides, mort d’une intoxication alimentaire provoquée par l’ingestion de la chair corrompue d’une dépouille d’orang-outan déposée intentionnellement en son cachot par les sbires du nouvel autocrate dont la puissance anticipée et cette-fois-ci pérenne doit tout à mon action occulte.

- Mon antépénultième clone, le comédien Sydney Greenstreet, qui se souvenait trop de son rôle de Mr Peters dans Le Masque de Dimitrios – un de ces films bidimensionnels archaïques tourné en noir et blanc – répétait à l’envi la sentence, tel un vieillard frappé de gâtisme : The world is bad because of a lack of bounty. 

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- Je connais par cœur cette ratiocination qui figure d’ailleurs dans le roman original d’Eric Ambler. Le monde manque de bonté, comme aimait à le dire votre dérisoire hypostase, votre énième simulacre.

- Je sais jouer les ascètes quand je veux ! Tsampang Randong !

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- Et c’est à cause de Tsampang Randong que l’Empire tibétain a sombré, que Langdarma s’est fait persécuteur, et que Galeazzo et Buonaparte ont absolument besoin de récupérer cette unité carbone placée en stase quelque part au Lo afin de ressusciter la puissance maléfique des tulpas qui pulvérisera tous les ennemis du futur Empire napoléonide. Je ferai tout, entendez-vous, pour que l’expédition d’Humboldt aboutisse, dussé-je sacrifier votre clone de Cornwallis. Vous trouverez de nouvelles usurpations d’identités, le régent George par exemple, ou Jeremy Bentham, vous qui affectionnez tellement les puissants « imposants » par le poids comme par le Pouvoir, souventes fois nuisible. A propos, quelque chose m’échappe, Commandeur. Votre illogisme positronique triturant sans arrêt la tapisserie spatio-temporelle à fin d’une remise en place illusoire vous a-t-il imposé d’incarner Tsampang Randong à deux reprises, la première au IXe siècle en tant que disciple et héritier spirituel de Kukaï

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et la seconde au XVe siècle, comme moine assassin de Lobsang Rama, alias Michaël Xidru, cet agent temporel qui ne sert plus de rien dans cette histoire plurielle-ci ? J’omets volontairement le père Joseph, postérieur de deux siècles, dont se souviennent amèrement les atomes dispersés de Frère Uriel, un autre Homo Spiritus (si toutefois ils sont dotés de mémoire).[1] Expliquez-moi.

- Il n’y a nul mystère là-dedans. Non seulement les deux Tsampang Randong ne partagent aucune contemporanéité dans une piste commune, mais ils sont issus de deux pistes divergentes, que j’ai moi-même créées. Je me devais de mettre des bâtons dans les roues d’un certain Daniel Lin Wu qui recherchait son imprudente nièce Violetta.

- Méfiez-vous de ce Daniel. Il a l’apparence d’un humain ordinaire, certes, mais je le pressens plus puissant que nous tous.

- Comme vous dites Johann, ajouta le faux Cornwallis, blasé.

- Votre tort est de vous prendre pour le Démiurge, pour le Deus ex machina. Au mieux, vous n’êtes qu’un simple puppet master, un montreur de marionnettes, répliqua l’Ennemi cinglant.

- Tandis que nous dissertons stérilement, je vous informe que la reine Marie-Antoinette se meurt à petit feu d’un squirre utérin. 

 

- Parlez le langage de la fin du XXe siècle, Commandeur ! Dites plutôt cancer de l’utérus. De toute façon, vous avez tout faux. Détrompez-vous : en cette piste, c’est Louis XVI qui disparaîtra le premier. Son décès est imminent.

- C’est parce que vous vous prétendez la Mort que vous vous montrez si péremptoire. Vous vous persuadez appréhender tous les possibles, bien que cette faculté soit de ma compétence.

- Vous n’êtes qu’une sphère noire schizophrène, Commandeur… Vous n’embrassez pas toutes les probabilités. Ainsi, vous négligez le facteur Talleyrand.

- Il exécute une mission en Italie, diligenté par Napoléon. Son objectif est d’y retrouver El Turco, alias le Baphomet. Le comte di Fabbrini a su convaincre le futur Empereur de la nécessité de posséder cet automate conjointement à la « momie » de Langdarma.

- Talleyrand fait semblant d’agir aux ordres du despote. De fait, il est le grand-prêtre d’une secte que vous avez négligé à tort, les Tétra-épiphanes.

- Johann, vous n’allez pas me dire que ces fantoches nous menacent, simplement parce que leur doctrine prétend que l’inversion du cours du temps est plausible, via ce qu’ils nomment Anacouklesis.

- Désolé, Commandeur, mais la flèche du temps peut être réversible, et l’arborescence des harmoniques alternatives peut elle-même s’inverser. Ne négligez pas la littérature imaginaire du XXe siècle, par exemple cette nouvelle de Borges, Examen de l’Œuvre d’Herbert Quain. En quelques lignes, et en une simple note de bas de page, Borges,

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avec son génie littéraire propre, nous ouvre de nombreuses portes avec les clefs adéquates.

- Sottises, billevesées ! Dites que l’écrivain argentin possédait les clefs du Taj Mahal noir ouvrant l’accès aux univers parallèles. 

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- Temps réversible, arborescence inversée du Multivers, du présent vers le passé… La perspective est vertigineuse, Commandeur. »

Johann s’adressait à son ancien maître avec une ironie acide. « Cornwallis » relevait chaque trait, chaque attaque perfide, mais se sentait bien impuissant à riposter.

« Nous ne pouvons rétrograder, rétropédaler pour remettre en place tout ce que vous avez engendré, au risque de provoquer des bifurcations nouvelles, des chronolignes rétroverties partant dans toutes les directions, de 1782 aux big bangs pluriels… Johann, je me refuse à abandonner. Je poursuivrai de ma hargne l’expédition Humboldt rien que pour vous contrarier, afin de mettre du piment dans vos plans tordus, pour mon seul plaisir, quitte à sacrifier mon clone actuel. Je prépare déjà ma prochaine enveloppe. Que diriez-vous d’un petit investissement du comte de Provence ?

- Option intéressante, par ma foi… Commandeur, les affaires m’appellent. Nous nous retrouverons.

- Baste ! » conclut « Cornwallis », tandis que van der Zelden s’évaporait comme une onde exposée à l’ardeur du soleil indien d’avant mousson. Le seul élément qu’il avait accepté de la diatribe de l’Ennemi fut de consentir à la grâce de l’avorton rescapé de la hargne de Rajiv.

 

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A suivre...

[1] Allusions multiples au roman La Gloire de Rama.

samedi 29 janvier 2022

Café littéraire : les Transparents.

 

Les Transparents

Ondjaki

 

Les Transparents, Ondjaki, Métaillié 2015. Par Michel Antoni.

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Luanda, capitale de l'Angola.

Luanda

 Un immeuble aux vertus mystérieuses, où coule une source magique et dont les murs délivrent une énergie vitale. Ses habitants partagent leurs existences entre petites aventures et projets, espoirs et drames, de la vie en somme. On croise aussi dans cet étrange immeuble des politiciens véreux et des affairistes avides qui se mêlent à tous les figures de la société urbaine africaine, dans une fantastique et picaresque fresque sociale. Certains bouffent la vie avec acharnement et truculence, d’autres se laissent aller au désespoir d’une vie sans lendemain, dans un pays qui est passé, après la violence de la guerre, de la marche lente de la forêt à l’industrialisation forcenée et à l’exploitation et l’humiliation des plus faibles. Les Transparents, c’est ce peuple («  peuple, c’est un mot …plein de gens » dit l’un d’entre eux)  qu’on ne voit pas, ignoré par les puissants et les hommes de pouvoir ;  transparent c’est aussi ce que devient, littéralement, l’un des personnages principaux, dans son refus de vivre. On y rencontre aussi une blatte albinos qui vous sauvera la vie si vous l’avez préservée, une éclipse de soleil à venir, une église évangélique originale, autant d’épisodes qui s’entremêlent jusqu’à l’explosive  fin.

De la pure poésie (renforcée par une présentation stylistique originale), du réalisme magique, une profonde originalité, de l'humour, de l'ironie caustique, de la tendresse, de la chaude sensualité, de la tragédie jusqu'à l'embrasement final dans un style simple et limpide, universel, mais aussi une fable apocalyptique d’une authentique actualité.

Et que le lecteur classique ne se bloque pas sur  une ponctuation inhabituelle (absence de majuscule, des points simplement à la fin du paragraphe)  et des sauts de à la ligne qui participent à une véritable lecture poétique en prose et à une certaine oralité du texte, à la manière d’un griot. Un texte original, qui ne ressemble à rien de connu mais qu’on pourrait situer aux confins des univers de José Saramago et Gabriel Garcia Marquez. Boris Vian ou Jacques Prévert.

Cet ouvrage conclut pour le Café Littéraire notre riche trilogie des jeunes écrivains africains du vingt-et-unième siècle, après le francophone In Koli Jean Bofane, au Congo et l’anglophone Chimamanda Ngozi Adchie au Nigéria, à l’heure où la littérature africaine gagne la reconnaissance internationale.  

Michel Antoni

 

 

Pour aller plus loin :

 Né en 1977,  l’auteur, de son vrai nom  Ndalu de Almeida, est un écrivain déjà prolixe et reconnu. Il s’est illustré dans la littérature pour enfant, la poésie, des contes et du théâtre. Avec Les Transparents, il a reçu en 2013 le Prix José Saramago qui récompense tous les 2 ans un écrivain lusophone. Il est considéré comme l’un des plus brillants et prometteurs parmi les jeunes écrivains africains.  

Contexte historique et géographique

L’Angola d’après la guerre civile 

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L’Angola, ancienne colonie portugaise devient indépendant en novembre 1975. Une guerre civile, dans le contexte de guerre froide, oppose pendant 26 ans le régime communiste, soutenu par Cuba, à des mouvements soutenus en particulier par l’Afrique du Sud et fait plus d’un million de morts. Le roman se situe après la guerre civile, mais les allusions à cette période sont nombreuses.

Si le régime s’est démocratisé depuis 1992, fin de la guerre civile,  le pouvoir en place a gardé la mainmise sur les ressources naturelles du pays, notamment le pétrole et les principales entreprises. La critique de cette mainmise et le détournement des richesses du pays au profit d’une oligarchie est clairement l’un des thèmes majeurs de ce roman.

 Illustration.

Luanda, la capitale, ville maritime qui est un des personnages phare du récit  est une trépidante mégalopole africaine dont la population est passée de 600 000 habitants à l’indépendance, à 7 millions d’habitants. Elle connait tous les problèmes des grandes mégalopoles en développement, et, en particulier, l’insécurité et le problème de l’approvisionnement en eau y est fréquent. Le principal moyen de locomotion est le taxi-bus appelé candongueros.

C’est au sein de cette ville qu’un immeuble, situé sur la principale avenue va être au cœur du récit. A la manière d’autres romans, c’est à travers les habitants de cet immeuble que l’auteur va mener son intrigue et nous dépeindre la vie locale dans toutes ses couches sociologiques, ses travers, ses dérives et ses espérances. Mais c’est aussi le lieu d’une source magique, énergisante et permanente, mystère

Les personnages 

Le personnage principal est Odonato. Il donne son nom au livre et sa transformation physique, qui le rend « transparent » au fur et à mesure de sa lente dégradation mélancolique liée tant à son échec individuel et familial qu’à celui de son pays, est l’image centrale du récit. Autour de lui sa femme, ses enfants dont l’un est un petit délinquant, et une vieille femme recueillie, qui a la sagesse des vieux qui ont beaucoup souffert. En descendant les étages, on trouve toute une galerie de portrait, qui chacun à sa manière,- de Edu , caricatural par sa volumineuse hernie, au journaliste lucide et dépressif, de ceux qui sont entreprenants (et peu regardant sur les moyens), à d’autres qui essayent simplement de vivre leur quotidien. Autour d’eux va graviter une foule de personnage, du ministre maffieux à l’aveugle et au marchand de coquillages, un facteur sans mobylette et des intermédiaires véreux sans compter quelques étrangers venus voir l’éclipse, naifs et surpris, et un expert américain, lucide. Un commandant mystérieux et une blatte albinos enfin!

L’intrigue

L’intrigue est double, mêlant la vie quotidienne des habitants de l’immeuble, avec leurs émois, leu solidarité, leurs espoirs et leurs petites turpitudes auxquelles s’opposent les plus grandes malversations d’une oligarchie qui possède tout, en veut encore plus, au prix de la destruction finale, par le feu de la ville comme prix de son avidité. Le projet délirant de faire de la ville un champ pétrolifère apparait comme une hérésie à tous les esprits sensés, dont l’expert américain mais l’aveuglement de ceux qui ont déjà tout et veulent plus sera le plus fort, jusqu’à la catastrophe

Les thèmes 

Ils sont nombreux :

-          La corruption des élites mais aussi des pouvoirs inférieurs (comme la police et les intermédiaires)

-          La vie urbaine d’une grande métropole africaine avec sa  frénésie et ses problèmes (eau par exemple)

-          Les pratiques religieuses des églises évangélistes, dans une satire jouissive

-          Le souvenir et le deuil de la guerre

-          La catastrophe écologique annoncée, fruit de l’avidité et du refus de reconnaitre les risques d’une élite avide, qui condamne toute la population

Le style

D’une extrême originalité, dans l’écriture mais aussi la mise en page, donnant un rythme poétique voir chanté. Rapide, avec succession et imbrication des nombreuses intrigues secondaires avec un foisonnement de situations et de personnages. Sensualité, humour et ironie se mêlent au drame, entre tragique et burlesque, mais aussi entre onirisme et réalisme magique, voire surréalisme. 

Bonne lecture !

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