Roman présenté par Martine Schmidt.
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Changer l’eau des fleurs est un récit romancé de Valérie PERRIN, paru aux éditions Albin Michel en 2018. Bestseller traduit dans le monde entier, une pièce en a été tirée, jouée au théâtre de la Renaissance à Paris, puis au théâtre du Chêne noir à Avignon et nominée aux Molière en 2022.
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Dans ce roman, le narrateur ‘’Violette’’, personnage principal se confond à l’auteur à travers de nombreux aller et retours situationnels sur une trentaine d’années. des fleurs polar, le lecteur est tenu en haleine par un ensemble de situations plus ou moins complexes, reliées à une intrigue principale autour du personnage de Violette, orpheline, née sous X, dont la vie est traversée par des coups de théâtre, des rencontres de personnages déterminants et de personnages secondaires. Violette est une femme sensible, attachante, gardienne de cimetière, généreuse, par moment bouleversante. L’intrigue est complexe, autour d’un sujet existentiel, la peur de l’abandon, remettant en question le sens de la vie, de la mort, de l’amitié, de l’amour. Conduit à la manière d’un Le principal lieu de l’action est le cimetière gardé par Violette, et sa cuisine où elle reçoit de nombreux visiteurs et tient le registre des enterrements qu’elle annote de ses observations.
La symbolique de la vie et de la résilience est permanente à travers la présence des fleurs, du jardinage, de la culture potagère. Le nœud de l’intrigue est construit autour de la mort de sa fille, qui reste mystérieuse et ne sera révélée qu’en toute fin. Les personnages qui traversent ce récit sont des personnes ordinaires, mais pas banales dont les actes sont observés avec réalisme et aussi humour. Valérie PERRIN utilise une écriture simple, réaliste, dans une langue courante. Le texte fait 600 pages ; on trouve une certaine lenteur dans le premier tiers, puis tout s’imbrique dans plusieurs situations croisées, sur lesquelles le journal intime d’un des personnages, vient quelquefois se superposer, pour enrichir le questionnement et la réflexion du lecteur. On retrouve le même style que dans le premier roman de Valérie PERRIN, ‘’Les Oubliés du dimanche’’ dans le quel le personnage principal était porté par une aide-soignante dont l’action visait à rompre la solitude des personnes âgées abandonnées en maison de retraite. Là encore se rencontrent le thème de l’abandon, de la perte, de l’oubli, et la mise en scène de personnes simples de la vie courante. Un roman construit à la « Claude LELOUCH »

dont Valérie PERRIN est la photographe de plateau et la coscénariste depuis longtemps et l’épouse depuis quelques années.
Martine Schmidt
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